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lundi 2 juillet 2012

Aletsch, une région envoûtante à découvrir sans tarder

Le titre de ce billet reprend celui d'un témoignage sur valais-community.ch.

La saison estivale, bruyante, chamarrée et cosmopolite de visiteurs enjoués n'est pas encore commencée. Dans le silence matinal, nuageux et humide, nous avons fait connaissance avec la région de Riederalp.

Avec détermination, en début d'une matinée peu engageante, nous avons pris le téléphérique à Mörel (7km à l'Est de Brig), qui nous a emmenés quelques 1000 mètres plus haut à Riederalp.

En traversant le village encore endormi, nous avons pu admirer quelques belles demeures traditionnelles.

   Cliquez sur les photos pour les voir en grand format et accéder au diaporama.   

Une belle façade de maison traditionnelle, très décorée.

Après une petite marche d'une demi-heure environ, nous avons découvert au loin, l'envoûtante Villa Cassel, point stratégique du centre Pro Natura d'Aletsch.

Le centre Pro Natura propose des expositions ainsi qu'un jardin alpin

Elle semblait surgir d'une brume anglaise, emmenée là par son premier propriétaire et constructeur, le londonien Sir Ernest Cassel en 1902.

Un antique manoir anglais dans les marais fantomatiques ? Non, la Villa Cassel à Riederalp !

Après avoir passé la Riederfurka, la vallée du Glacier d'Aletsch nous a dévoilé toute sa splendeur.

La vallée d'Aletsch se dévoile lentement à travers la brume

 D'un côté, la brume et l'humidité, de l'autre, le ciel bleu, la vue sur l'Hôtel Belalp et sa chapelle.

Une vue splendide sur la vallée d'Aletsch

La descente dans la "Teiffe Wald", grouillante de vie, fut un vrai régal. Nous avons aperçu, tour à tour, des écureuils malicieux, le casse-noix moucheté bruyant, des chamois à quelques mètres plus bas, un squelette étonné étalé sur le sentier.

Un casse-noix moucheté

Un jeune chamois, pas encore farouche

Un autre spécimen qui n'a pas survécu à l'hiver

Nos oreilles se sont régalées de bruits de la forêt, nos pas se sont ralentis, nous avons cessé toute conversation et tenté de ne pas produire de bruits inutiles.

Dans le silence, l'esprit capte le moindre détail du temps présent

Quelle expérience sensationnelle !

Une forêt préservée, au mille couleurs

Lors de notre descente dans la vallée, nous avons rencontré un point d'intérêt intéressant : un ancien four à chaux.

Un panneau donnant des informations très intéressantes sur le four à chaux

Nous avons donc appris que la chaux était produite dans des fours à chaux ou chaufours. Elle constituait l'élément principal du mortier à la chaux utilisé depuis le début du siècle comme liant pour la maçonnerie et les crépis.
On calcinait à 1200 °C environ des pierres calcaires de la grosseur du poing, exploitées dans la moraine latérale toute proche du glacier d'Aletsch. On chauffait le four avec un simple feu de bois coupé dans la forêt voisine.
La chaux vive produite par la calcination était ensuite aspergée d'eau pour obtenir de la chaux éteinte qu'on pouvait garder dans des fosses pendant assez longtemps. Mélangée à du sable et à de l'eau, la chaux éteinte donne un mortier qui durcit à l'air.
Construit vers 1870, ce four à chaux a probablement été utilisé en dernier lors de la construction de la Villa Cassel sur la Riederfurka en 1900/02.
Une brochure détaillée sur le chaufour et la fabrication de la chaux s'obtient au Centre écologique d'Aletsch à la Villa Cassel.

Un four à chaux ou du moins ce qu'il en reste

Au fond de la vallée, le Lac Vert atteste de la fonte des glaciers. Il y a plus de 80 ans, celui-ci n'existait pas à cet endroit où les glaces recouvraient le limon et les rochers, à présent découverts.

Le Lac Vert est un petit bijou dans un écrin de nature extraordinaire

Le Lac Vert mérite bien son nom

Plus bas, le pont suspendu nous a procuré de doux frissons vertigineux. Construit en 2007 et inauguré en juillet 2008, il permet de relier les deux versants et offre au randonneur, la possibilité de rejoindre Belalp.

Le pont "Hängebrücke" traverse une gorge vertigineuse
 
Le pont suspendu ou "Hängebrücke" passe 50 mètres au-dessus des gorges de la Massa. Il est long de 124 mètres et il est majestueusement situé au pied du glacier d'Aletsch.

Depuis le début du pont, on voit bien les gorges profondes
 
La Massa coule au milieu des falaises qu'elle a creusé avec le temps
 
Il faut avoir le cœur accroché et ne pas trop regarder ses pieds

Nous sommes remontés en passant par Silversand, non sans s'arrêter pour contempler l'un des paysage les plus extraordinaire du monde : le glacier d'Aletsch.

Le glacier d'Aletsch, en l’occurrence le bout de sa langue

C'était un régal de se promener dans cette forêt humide et moussue

La boucle remonte et se termine à Riederfurka, où l'on retrouve la Villa Cassel, cette fois bien dégagée.


Une architecture atypique sous nos contrées
 
La façade principale est un vrai chef d'oeuvre

La vue est dégagée sur le plus long glacier des Alpes, l'Eggishorn, le Strahlhorn et l'Eiger. Fantastique !

Où que l'on regarde, les paysages, les montagnes rivalisent de beauté
Une région à découvrir absolument.


Textes : Christine Roh-Levrat
Photos : Christine Roh-Levrat et Adriano Labate 

Copyright © - Toutes les photographies et textes présentés sont une propriété de l'auteur et sont protégés par la loi. L'utilisation ou la reproduction par n'importe quel moyen, sans autorisation écrite préalable de l'auteur est strictement interdite.

mercredi 4 avril 2012

De Saxon à Sapin Haut, à travers les abricotiers

Le dernier week-end de mars, nous nous sommes promenés dans la région de Saxon.

Saxon est un village situé en Valais, au cœur du massif rocheux des Alpes, dans la plaine du Rhône.

Alors qu'un monde considérable partait suivre le sentier des adonis, nous avons décidé de profiter de la splendide journée de soleil pour se promener parmi les abricotiers en fleurs.

Après avoir laissé la voiture dans le village, nous passons sous une très belle passerelle en bois tout en longeant un petit cours d'eau.


Le temps est particulièrement splendide en cette fin de mois de mars, avec une température de plus de 20°C. Les cimes sont encore enneigées et contrastent de belle manière sur le bleu du ciel.


Sur le chemin, de très belles Ribes sanguineum (groseillier à grappes) nous font ralentir afin de mieux les apprécier.


Le paysage nous offre de magnifiques montagnes dont les sommets blanchis se marient avec le ciel bleu zébré de traînées nuageuses.


En passant à travers les maisons du haut du village, nous trouvons un quartier sympathique, agrémenté à certains endroits d'amusants croquis.


Un petit regard vers le bas et nous voyons le sommet de cette maison jaune, visible de partout, nous observer de ses yeux écarquillés.


En levant les yeux vers la Tour de Saxon, on comprend parfaitement pour quelles raisons une majorité du peuple valaisan s'oppose aux constructions de lignes électriques aériennes sur le coteau. 


En contrebas, nous apercevons la chapelle du XIIe siècle, dont la restauration a été achevée en 1965. C'est l'un des édifices les plus anciens du Valais. 
Malheureusement, lors de notre passage, les portes étaient closes et nous n'avons pas pu admirer la nef romane ainsi que le chœur couvert de croisées d'ogives.



Pour plus d'information sur ce site médiéval, je vous recommande :

Tout en s'élevant vers ces bâtiments, nous admirons la beauté indescriptible des abricotiers en fleurs.


Et aussi ces amusantes clochettes que l'on pourrait prendre pour deux farfadets.


La Tour enfin s'élève devant nous. L'entrée est une construction récente permettant d'accéder à l'intérieur et d’emprunter l'escalier en colimaçon.



Depuis le sommet de la Tour, nous découvrons alors un panorama grandiose sur le village de Saxon et la plaine du Rhône.


Nous poursuivons notre randonnée, sans manquer un dernier coup d’œil en arrière, sur ce paysage de carte postale.


Les abricotiers sont partout sur les pentes et diffusent un parfum délicat et délicieux.


Les abeilles sont sûrement du même avis. Plusieurs ruches sont éparpillées dans les vergers et bourdonnent d'activité printanière.


Un monde subtile et apprécié des petites butineuses.


Que de merveilles pour qui sait s'arrêter, observer, humer, toucher...
Connaissiez-vous la fleur du mélèze ?


Et les bourgeons de fleurs d'abricotiers, non encore éclos ?


Nous arrivons enfin à Sapin Haut où nous avons découvert une jolie chapelle qui porte le nom inspiré de Notre Dame du Perpétuel Secours. Malheureusement, les portes étaient closes et nous n'avons pas pu la visiter.

Si vous connaissez l'histoire de cet endroit, sur la raison de son appellation, ou sur le jardin de pierres qui jouxte la chapelle, n'hésitez pas à laisser un commentaire au bas de ce billet.



En redescendant de Sapin Haut en direction de Saxon, nous avons passé à proximité d'une ruine. Elle ressemblait à une tour carrée. Nous nous sommes demandés quelle était la fonction de cette ancienne construction.

Si vous possédez des informations à ce sujet, merci de laisser un commentaire au fond de ce billet.


Le petit tour s'achève. Sur la route qui rejoint Saxon, pour le plaisir de vos yeux, voici quelques images idylliques de floraisons.




Vous trouverez sur le site de la Société de développement de Saxon une foule d'informations sur Saxon, les activités, les manifestations, l'hébergement, et bien sûr ... l'abricot.

Photos : Christine Roh-Levrat et Adriano Labate

Copyright © - Toutes les photographies présentées sont une propriété de l'auteur et sont protégées par la loi. L'utilisation ou la reproduction par n'importe quel moyen, sans autorisation écrite préalable de l'auteur est strictement interdite.


jeudi 24 novembre 2011

Randonnées dans le Haut-Valais : Ulrichen - Barrage de Gries (Nufenen)

La randonnée nous a conduits du village de Ulrichen à 1346 m, jusqu'au barrage de Gries. Le sentier de randonnée jouait à cache-cache avec la route du col. 
Ulrichen, on passe le Rhône
Les environs de Ulrichen
C'était une joyeuse farandole de motards ivres de lacets et de bitume qui nous a accompagnés durant la montée. Nous avons observé des motos de toutes les couleurs, de toutes marques, des grandes, des petites... Les dernières chaleurs de l'automne ont fait sortir du garage des jolis cabriolets. L'ambiance était à la joie, une atmosphère qui ressemblait aux vacances. Derrière le col, le Tessin accueille les voyageurs !

La route du Nufenen serpente dans la vallée
Le chemin suit et traverse la rivière
Un pont en pierre sous un ciel de rêve

De magnifiques paysages d'automne jalonnent nos pas




















Peu après la première montée, nous l'avons aperçue au loin. Ses pales immenses luisaient au soleil. Nous l'avons observée dès lors et avons pu apprécier lentement son approche. La randonnée est relativement longue.

Perchée à 2465 m, proche du barrage de Gries, elle s'apprête à passer son premier hiver dans nos montagnes. La superbe éolienne du col de Nufenen, haute de 118 mètres, sera mise en fonction début 2012 et produira l'équivalent de l'énergie pour 800 ménages. C'est d'ailleurs l'éolienne la plus haute d'Europe.


L'éolienne apparaît devant le Glacier de Gries
Le transport d'une pale par camion spécial.
Appréciez le rapport de grandeur entre la pale et les hommes !

Elle a été inaugurée début octobre 2011 et nous ne pouvions manquer d'aller admirer ce géant d'acier.

L'éolienne, puissante et majestueuse, blanche dans le ciel bleu polarisé
Le tablier du barrage de Gries
Le barrage de Gries, avec des reflets superbes
Le Glacier de Gries, grandiose, domine tout le paysage

Paysage alpin
 
Texte : Christine Roh-Levrat, "La reine du Barrage de Gries", sur valais-community.ch.

Détails
Distance : 10.5 km, dénivelé : environ 1'090 mètres 


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